Grand Corps Malade est un slameur né en 1977 en Seine-Saint-Denis (au Blanc- Mesnil). Il est passé le 14 mars au théâtre Jean Vilar pour lancer son nouvel album, avant de passer à l’Olympia en mai.
Il y a un an et demie, quand il est venu à Vitry, il avait eu beaucoup de succès. Grand Corps Malade montre sous un nouveau jour la banlieue grâce à ses textes. Extrait de son slam sur Saint-Denis : « C’est pas une ville toute rose mais c’est une ville vivante. Il s’passe toujours quelqu’chose, pour moi elle est kiffante, St-Denis ville sans égal, St-Denis ma capitale, St-Denis ville peu banale ».
Pourquoi avez-vous choisi une salle en banlieue pour lancer votre album plutôt qu’une grande salle ?
Je voulais démarrer ma tournée dans une salle pas trop grande. Je suis venu jouer à Vitry l’année dernière, ça c’était très bien passé et le théâtre m’a accueilli pendant trois jours pour répéter mon nouveau spectacle. Et j’ai un petit faible pour la banlieue !
Pourquoi avez- vous choisi « L’enfant dans la ville » comme titre ?
Parce que j’en suis un, j’aime la ville, j’aime le bruit, les gens et je suis habitué au « bordel ». Et je serais perdu si j’étais à la campagne. J’aime la campagne pour les vacances, mais c’est en ville que je me sens bien.
Quel regard portez-vous sur la banlieue ?
J’ai un regard objectif, réaliste. Contrairement à beaucoup de gens qui travaillent sur la banlieue, j’ai le regard de quelqu’un qui habite la banlieue. Il y a une vraie énergie, il y a toujours quelque chose qui se passe, beaucoup d’associations, de gens qui bougent, une identité forte. Au final, c’est un territoire comme un autre même si on a un caractère bien identifié.
Comptez-vous quitter la banlieue un jour ?
J’habite à Saint-Denis depuis que je suis tout petit. Pour l’instant, je ne compte pas la quitter, mais peut-être qu’un jour à 40 ans, j’aurai envie d’aller voir ailleurs.
Pouvez-vous nous parler de votre album ?
Dans mon album, il y a seize textes. La plupart sont mis en musique par plusieurs compositeurs. Ils sont variés, ce sont des textes durs, légers, graves, drôles. Certains datent de deux ans et ils sont plus travaillés que pour le 1er album.
Lucille Lemaire, 13 ans et Minh Thu Vu Ngoc, 13 ans.
